Quelles sont les valeurs actuelles de la musique?
En ce vendredi 1er décembre se déroulait à la Cité de la musique à Paris une journée “reflexion et débats” sur le thème “les valeurs actuelles de la musique”.
Etaient évoquées bien entendu les questions du téléchargement, de la diversité, et bien d’autres.
A noter, dans l’ensemble, que les représentants de maisons de disques et radios ne se sont guère mouillés et en particulier Mr Skyrock qui a fait preuve de la plus grande des démagogies, que ce soit à propos du téléchargement gratuit ou du manque de variété dans le choix des morceaux de sa radio bien aimée (2000 titres différents par jour selon lui, mais je doute même que cela soit mathématiquement possible…).
Jean-Paul Combet, éditeur à Alpha Production (label de musique classique) aura, lui, osé dénoncer les risques de main-mise de la part d’Universal sur le marché mondial de la musique. Chose qui n’inquiétait en rien Laurent Bouneau, bien décidé à nous faire croire que, quand bien même une position monopolistique d’Universal adviendrait, cela ne changerait rien…
Pour ce qui est du téléchargement, il retint l’attention des conférenciers durant toute l’après-midi. Comme vous le savez probablement, le téléchargement payant a connu une forte progression en France ces dernières années et les personnes concernées s’efforcent de le faire évoluer. A savoir : prix plus attractifs, qualité de son améliorée (320K pour la musique classique sur certains sites), etc…
Toujours est-il que le téléchargement gratuit lui, ne cesse d’inquiéter ces messieurs des maisons de disques qui voient là leur profession menacée. Les artistes eux, ne risquent pas tant, car, ce sont eux qui créent, rappelons-le. Puis, comme cela a été soulevé durant la matinée de débats, les recettes engendrées par les concerts, contrairement aux ventes d’albums, sont en hausse. Evolution expliquée par Mr Bouneau par un transfert du “budget CD” vers le “budget concert”, hypothèse qui semble pouvoir se tenir. Comme quoi il n’a pas dit que des conneries !
Un regret enfin, le fait que ne fut pas débattue la question de l’opinion desdits artistes à propos dudit téléchargement. Je crois pourtant savoir qu’ils sont les premiers concernés…
Par ailleurs, des analyses sociologiques, économiques, voire historiques de la musique ont été faites par des spécialistes dont je ne saurais retranscrire les propos.
En définitive, un projet mené à bien avec des personnes (presque) toutes compétentes dont voici une liste plus qu’exhaustive, puisqu’une ou deux d’entre elles manquaient à l’appel.
