Mark Knopfler - Bercy, 9 avril 2008
Alors que le très intéressant duo hollandais de blues-folk, les Bob Kennedys, en termine avec la première partie, la tension de Bercy se fait déjà palpable. Les questions sur le set à venir sont nombreuses. Depuis quelques temps, Mark Knopfler tend à rendre ses shows de plus en plus intimistes, et ce concert ne dérogera pas à la règle. Bien que ne jouant que deux morceaux de son dernier album (pour mon plus grand bonheur), Knopfler revisite avec bonheur son répertoire solo, entouré d’excellents musiciens, multi-instrumentistes pour 5 d’entre eux. On citera “Speedway at nazareth“, “Postarcds from Paraguay“, “Marbletown“, “Shangri-La” l’entraînant “What It Is” et la sublime “Sailing To Philadelphia“. Marko fait des merveilles bien sûr, nous faisant montre d’un toucher et d’un feeling décidément exceptionnels. Ses musiciens ne sont pas en reste, passant de l’accordéon à la flûte, de la mandoline à la pedal steel, entourant la musique de l’ancien Dire Straits d’une athmosphère magique.
Mais c’est en allant piocher dans les tubes de son ancien groupe que Knopfler fait se lever Bercy. “Telegraph Road“, “Brothers In Arms“, “So Far Away“, “Romeo & Juliette” et bien sûr “Sultans Of Swing” sur lequel Mark, plus encore qu’ailleurs, nous gratifie d’un feeling et d’un style définitivement uniques. A la grande surprise, pas de “Calling Elvis” ni, surtout, de “Money For Nothing“. Mais impossible de le regretter tant Knopfler émerveille par son jeu. Sa voix, toujours traînante et nasillarde est de plus en plus au point, même s’il semble devoir rester éternellement plus proche d’un Bob Dylan que d’un Rod Stewart.
Au final, un très bon concert, de plus de 2h, plutôt calme dans l’ensemble, où Knopfler se voit parfaitement soutenu par des musiciens en totale symbiose avec le guitar hero, avec quelques envolées guitaristiques, comme peu en sont encore capables. Il paraît d’une incroyable modestie, ne faisant jamais dans le solo “gratuit”, mais sortant ses griffes lorsqu’il le faut, et de quelle manière !
Tags: Bercy, Bob Kennedys, Dire Straits, Mark Knopfler, Paris, POPB








Moi je l’ai vu à Nantes, magnifique, une ambiance très calme aussi jusqu’à brother in arms.
Il n’a pas perdu, son jeu sans médiator est reconnaissable entre tous.
avril 30th, 2008 | #
Tres bon article qui illustre bien le style artistique extremement aerien de Mark Knopfler, qui continue aujourd’hui encore a nous fournir une musique d’une qualite exceptionellement rare, comme nous le demontre ce fabuleux concert de Bercy auquel j’ai eu l’honneur d’assister.
mai 1st, 2008 | #
aargh, j’ai loupé son passage a Toulouse ! Merci pour ce billet, ça me permet de savoir que j’ai raté quelque chose !
PS: Ced, on parles de toi sur Le Grattonaute!
mai 4th, 2008 | #