Neil Young - 25 juin 2008, Halle Tony Garnier, Lyon

25 juin 2008, Halle Tony Garnier, Lyon, un rêve va se réaliser : je vais voir Neil Young. Les 30mn de la première partie paraissent interminables, bien plus encore que l’attente sous le soleil de l’ancienne capitale des Gaules. D’autant plus que la musique proposée par ce groupe dont j’ai oublié le nom n’a rien d’extraordinaire. Ils ont beau être très sympathiques, ces trois loustics n’arrivent pas à faire s’accélérer le temps. J’aurais bien envie de leur dire de partir, mais ça ne se fait pas. Alors j’attends, patiemment.

Et puis, vers 21h, arrive au milieu de musiciens une silhouette un peu lourde que domine un visage fermé. C’est lui, le Loner fait son entrée, Neil Young est là, juste devant moi, à un bon mètre, en face et j’en perds mes moyens. Jean cradingue et troué, cheveux longs et en bataille, bien que laissant apparaître une calvitie déjà bien entamée, chaussures dont on jurerait qu’il s’en est servi pour refaire la peinture des murs de son ranch, Neil, de par sa tenue, fait déjà honneur à son surnom de « parrain du grunge ». Mais la furie électrique dans laquelle il s’apprête à transporter le public, déjà conquis, ne laissera personne en reste non plus.

C’est sur « Mr Soul » que commence le déluge, vieux titre écrit avec le Buffalo Springfield. A l’époque, en 1967, avec ses potes Stills et Furay, ça sentait le psychédélisme sauce garage, un peu le même que celui des compils Nugget’s, meilleur même, bien que pompé sur le Satisfaction des Stones. Ici, Neil le rend plus grunge. D’entrée, on comprend donc que le son lourd du Loner sera privilégié. Exit la première partie acoustique du leg précédent (cf. les deux concerts au Rex en février, entre autres). Dommage, me disais-je, mais la suite me donnerait tort. A commencer par « I’ve been waiting for you », pas tout récent non plus, 68. Bowie l’a depuis reprise.

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Solidays 10 ans : de Thomas Dutronc à Bertignac…

J+2, de retour du festival Solidays à Paris où j’aurai notamment croisé quelques blogueurs de Solidays Backstage. 3 jours de célébration musicale, éclectique et généreuse. 3 jours desquels je garderai longtemps en mémoire quelques bonnes surprises.

Grand Corps Malade tout d’abord. Aucun lien avec la guitare, certes, mais le gars m’a vraiment séduit par son honnêteté, son humour mais aussi et surtout par son interaction avec ses musiciens, quand il s’agit de rejouer un refrain accompagné d’un seul instrument. Mention spéciale à son bassiste.

Autre bonne surprise: Rose. J’avoue, je ne suis vraiment pas fan de chanson, a fortiori française. Mais là, la petite Rose, avec ses textes aigre-doux qui sentent bon le vécu et son coup de corde plein d’entrain m’a beaucoup plu.

Rose

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Nouveau record du monde: 2052 guitares jouant en même temps!

Ça commence à en faire du beau monde! 2.052 guitaristes se sont réunis mardi dernier en Californie, dans un parc, pour réinterpréter “This Land Is Your Land” de Woody Guthrie. Évidemment, comme c’est un événement familial, il y avait aussi beaucoup de spectateurs.

Cette méga réunion de guitaristes, organisée par un survivant de Woodstock, Country Joe McDonald, devrait en tout cas (dès que le record sera homologué par le Guinness World Records) bientôt détrôner le précédent record de 1.683 guitaristes réunis l’an dernier à Kansas City autour de “Smoke on the Water.”

Plutôt qu’un long discours, les images parlent d’elles-mêmes…

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Alvin Lee - Olympia, 24 mars 2008

L’Olympia, une première partie de choix, un héros de Woodstock, la soirée semble d’emblée réunir tous les ingrédients requis pour un grand moment de Rock.

A 18h c’est donc Tony Joe White qui s’avance sur scène, d’abord seul, puis rejoint par son batteur Jeff Hale. Caché sous un grand chapeau et des lunettes noires, l’américain se contentera d’une petite demi-heure et se montrera aussi peu intelligible que convaincu lorsqu’il s’adressera au public, une grosse déception donc. Les mauvaises langues diront que c’était là une attitude typiquement “star américaine”. Tant pis.

Tant pis, car celui pour lequel tous sont là, Alvin Lee, ne saurait tarder. Annoncé par son bassiste, Pete Pritchard, comme “the legendary Alvin Lee”, l’ex Ten Years After attaque pied au plancher pour un concert au boogie certain de plus de 2h. Même les titres issus de ses albums solos, souvent moyens, pour rester poli, sont plein d’une énergie qui fait rapidement s’enflammer un Olympia sous le charme. Mais c’est bien sûr avec les tubes puissants de la fin des années 60 et du début des années 70, qu’Alvin fait chavirer la salle. Dès “I Can’t Keep From Cryin’ Sometimes“, les choses semblaient entendues. Le guitariste prend énormément de plaisir et les solos pleuvent. Toujours aussi virtuose, le jeu de Lee m’a semblé un peu moins brouillon, plus maîtrisé, que par le passé. Pour ce qui est de sa voix, elle tient toujours largement la route, tant dans les rock fifties (”My Baby Left Me“) que dans les blues (”How Do You Do It“). Puis, vient le moment tant attendu, celui qui aura fait la légende du guitariste. De Woodstock au “Péril Jeune”, Ce titre a décrassé les oreilles de plusieurs générations, et Alvin prend soin d’annoncer au public “Tonight, you’ll be at Woodstock, one more time” qui comprend rapidement que “I’m Going Home” est désormais à portée d’oreille. Le medley blues-rock-boogie n’a rien perdu de sa superbe et Alvin prend un malin plaisir à dévaler le manche de sa six cordes tout en évitant les dispensables longueurs. A noter un solo de batterie de Richard Newman, qui aura changé sa caisse claire au milieu dudit solo ! Pour le fun, donc, mais trop long, comme la plupart de ces solos de batterie.

Deux rappels, dont un dernier titre du Ten Years After, “Choo Choo Mama” et le guitariste quitte l’Olympia, dont l’audience est totalement abasourdie par un déluge sonore blues-rock qui n’aura pas manqué de convaincre les derniers sceptiques : Alvin Lee, bien que souvent méprisé pour sa trop grande virtuosité, que certains interprèteront comme de la flambe, est bien de ces grands guitaristes en voie de disparition.